La protection des joueurs est l'une des principales tâches de la Commission des jeux de hasard. Le consommateur/joueur n'échappe pas à la vigilance de la Commission. Les jeux de hasard ne sont pas comparables à n'importe quel service économique. Ils peuvent entraîner une dépendance au jeu et d'importantes pertes d'argent. C'est pourquoi quelques mesures de protection ont été prises afin de protéger les joueurs contre ces risques potentiels:

- L’interdiction d’accès au jeu, soit volontaire, soit par un tiers. Cette interdiction est, pour l’instant, valable dans les casinos, les salles de jeux et sur les sites de jeux. Il est prévu que les agences de paris soient bientôt soumises à la vérification de la base de données EPIS (Excluded Persons Information System). 

- L’information des joueurs sur les conséquences du jeu excessif via un folder de prévention ou un banner « JEU RESPONSABLE ».

- L’information des joueurs et de l’entourage sur les services d’aide, repris par province.

- La mise à disposition d’une ligne téléphonique gratuite : SOS JEUX : 0800/35.777 joignable 24h/24, 7j/7, à destination des joueurs et de leur entourage.

- L’organisation de campagnes d’information, telle que BLUFF !, ou l'équipe FC Losers lors de la Coupe du Monde de football en 2018.

- L’encadrement de la publicité (AR 25/10/2018)

- L’interdiction des bonus (voir l’arrêt du Conseil d’Etat du 6 février 2020)

- L’encadrement des mises. Pour le online, elle est fixée à 500 €/semaine/joueur par site de jeu dans l’attente d’un système centralisant les mises.

- La mise à disposition d’une adresse email pour les plaintes: info@gamingcommission.be

Le risque financier ou l’endettement ne sont pas les seuls en jeu. En jouant excessivement, le joueur court d’autres risques qui peuvent avoir un fort  impact négatif sur lui-même et son entourage : anxiété, agressivité, isolement, séparation, divorce, problèmes de santé, dépression, pensées suicidaires sont d’autres conséquences du jeu excessif. Dans tous les cas, jouer ne sera jamais la solution aux problèmes financiers, familiaux ou autres mais aggravera ces problèmes. Persister à jouer ne résoudra pas non plus ses dettes de jeu.

Parler de ses problèmes à un professionnel peut aider.

N’hésitez pas aussi à vous rendre sur le site d’information et d’auto-aide :

aide aux joueurs
 

afin de passer le test pour voir si votre comportement de jeu a une influence sur votre santé.

  

En cas de problèmes financiers, n’hésitez pas à demander de l’aide à un service compétent en matière de médiation de dettes ou une aide à la gestion de votre budget. Vous trouverez les coordonnées de ces services auprès du CPAS de votre commune, mais aussi pour Bruxelles  sur le site de l’asbl GREPA : www.grepa.be, et pour la Wallonie sur le site: http://socialsante.wallonie.be/surendettement/citoyen/?q=services-mediation-dettes.

 

Jouer est d’abord un divertissement. Cependant, si le jeu devient indispensable à votre vie, une vraie drogue, et que vous perdiez ainsi totalement le contrôle de la situation, alors jouer peut aussi provoquer de nombreux problèmes. Le but de ces pages dédiées à la protection du joueur  n’est pas seulement préventif, mais veut aussi à réconforter les joueurs dépendants et leur rappeler qu’ils ne sont pas seuls à vivre leur situation. Il existe aussi des personnes sur lesquelles ils peuvent compter.

Quand devient-on dépendant ?

Vous ne devenez pas dépendant du jour au lendemain. Vous le devenez petit à petit. Vous éprouvez de plus en plus de difficultés à contrôler la passion du jeu. Au début, vous vivez le jeu comme un passe-temps amusant. Ensuite, rapidement, vous aurez besoin de plus en plus d’argent pour jouer, vous consacrerez de plus en plus de temps au jeu. L’argent emprunté doit être remboursé et votre famille, vos proches, doivent céder la place au jeu. Vous n’aurez pas conscience immédiatement de votre dépendance, cela devient une obsession et même si les autres vous le disent, vous continuez à jouer quoi qu’il vous en coûte. Mais on ne se refait jamais ! Le jeu devient le seul centre d’intérêt. Il vous isole du monde extérieur, vous crée des problèmes (financiers, de santé) . Vous perdez votre joie de vivre.

Voici encore quelques conseils pour garder le jeu comme un divertissement :

  • Avant de commencer, fixer-vous une somme limite, un temps de jeu 
  • Gardez toujours à l’esprit la fréquence et le coût de votre jeu
  • N’essayer pas de vouloir regagner les sommes perdues
  • Ne rejouez pas avec la totalité de vos gains
  • Ne perdez pas de vue, qu’au total, vous perdez plus que ce que vous pouvez imaginer gagner

 

VOUS JOUEZ TROP ?

Le « EIGHT-test » a été développé par Sean Sullivan (1999). Si vous avez répondu « oui » 4 fois ou plus, votre comportement peut poser problème. Le test peut donner un résultat différent selon votre façon de jouer avant ou actuellement. Pour savoir si votre comportement de jeu a aussi une influence sur votre santé, vous pouvez compléter le test suivant. Faite-le le plus honnêtement possible.

Je me sens quelquefois mal ou angoissé après avoir joué VRAI FAUX

Je me sens quelquefois coupable de la manière dont je joue VRAI FAUX

Le jeu m’a déjà occasionné des problèmes VRAI FAUX

Je trouve quelquefois préférable de taire aux autres, surtout à ma famille, la somme d’argent que j’ai perdue au jeu VRAI FAUX

Souvent je n’arrête de jouer que lorsque j’ai tout dépensé VRAI FAUX

Quelquefois je retourne jouer pour récupérer l’argent que j’ai perdu VRAI FAUX

J’ai déjà eu par le passé des commentaires sur mon comportement de jeu VRAI FAUX

J’ai déjà essayé de gagner de l’argent pour payer mes dettes VRAI FAUX

 

Si vous penser que jouer a peut-être une mauvaise influence sur votre santé, il est préférable d’en parler avec votre médecin de famille ou une personne de confiance. Vous pouvez aussi prendre contact avec une association d’aide dans votre région pour avoir un entretien à propos de vos soucis.

Le jeu pathologique a été reconnu comme une maladie par l’Organisation Mondiale de la Santé en 1980.